« Les promesses n'engagent-elles, vraiment, que ceux qui les reçoivent » ?

Les délégués du 21e Conseil national de la FNACA, rassemblant les 17 et 18 octobre 2007 au Palais des congrès de Montreuil, les membres du Comité national et les représentants de tous les départements, constatent avec amertume que le projet de budget des anciens combattants soumis au Parlement ne comporte aucune mesure nouvelle.

Ainsi, les promesses du candidat Sarkozy ne sont pas tenues !

 Avec un budget en diminution de 1,69%, le budget ne prévoit même pas un point de la revalorisation attendue de l'indice de la retraite du combattant, amorcée en 2006 et pourtant confirmée par le président de la République lors de sa campagne.

Les contraintes budgétaires et les mesures de rigueur ne doivent pas s'appliquer indistinctement à tous les citoyens et notamment pas à ceux qui ont déjà beaucoup donné pour le Pays, quand celui-ci les a appelés à accomplir leur Devoir.

Une fois de plus, la volonté politique du gouvernement est prise en défaut car le simple maintien du budget à son niveau de 2007 aurait permis une progression de 3 points d'indice, sur les 11 qui doivent être rattrapés d'ici à 2012.

Rien, non plus pour les autres revendications en suspens !

Par ailleurs, le 21e Conseil national de la FNACA prend acte de l'affectation de 4,5 millions d'euros supplémentaires au bénéfice de l'allocation de solidarité en faveur des conjoints survivants les plus démunis, mais il demande que son seuil soit relevé dans un premier temps à 650 euros mensuels, montant déjà nettement en dessous du seuil de pauvreté.

Compte tenu des estimations du nombre de bénéficiaires, le Parlement peut accéder à cette requête sans pour autant devoir majorer l'enveloppe budgétaire prévue.

La FNACA relève avec intérêt la poursuite et la consolidation des mesures de décristallisation des pensions des anciens militaires  de l'armée française ressortissants des pays autrefois sous la souveraineté de la France et la dotation de 3 millions d'euros pour la création de la Fondation pour la Mémoire de la guerre d'Algérie.

À cet égard, la FNACA suivra attentivement la constitution de cette Fondation, pour juger de l'aptitude de celle-ci à remplir correctement et objectivement sa mission de témoignage sur ce qu'a été véritablement la guerre d'Algérie et sur le sacrifice de tous ceux, militaires de carrière et soldats du contingent, qui ont été engagés dans ce conflit.

La FNACA engage d'ores et déjà une action nationale auprès de tous les parlementaires, afin qu'ils usent de leur droit d'amendement pour apporter les améliorations qui s'imposent à ce projet particulièrement décevant.

Enfin, le 21e Conseil national de la FNACA réaffirme avec force, avec 86 % des Français, que la seule date qui convient pour honorer la mémoire des 30 000 morts de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, reste celle de l'anniversaire du « cessez-le-feu » officiel du 19 mars 1962.

Il en appelle au secrétaire d'Etat aux anciens combattants, M. Alain Marleix, dont le soutien sur ce point en qualité de député du Cantal na jamais fait défaut, pour qu'il s'engage à « assurer le bon déroulement des cérémonies » selon l'engagement de M. Sarkozy, avec la participation des autorités civiles et militaires, sans restriction.

Paris, le 18 octobre 2007

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