APPEL FINAL du 29e congrès national

Les deux mille délégués et observateurs du 29e congrès national de la FNACA rassemblés à Dijon du 8 au 10 octobre 2010, déplorent et condamnent, avec la plus grande fermeté, l'absence de leur ministre de tutelle et la présentation d'un budget des anciens combattants pour 2011 qui renie les promesses faites.

Il y a 50 ans, près de deux millions de jeunes hommes ont donné deux années de leur vie, en moyenne, avec abnégation, courage et sens du devoir ! Aujourd'hui, le secrétaire d'Etat en charge de leur situation exprime, par son absence au congrès de la première association nationale, son mépris à l'égard de ses 353 831 adhérents et son manque de courage à venir justifier un projet de budget en régression, qui ne permettra pas de respecter les engagements du président de la République.

Les délégués du 29e congrès de la FNACA dénoncent l'utilisation qui est faite des nouvelles dispositions constitutionnelles qui permettront au gouvernement de faire adopter ce budget en commission élargie et non en séance publique de l'Assemblée nationale.

Ils appellent les députés et sénateurs à prendre leurs responsabilités et à jouer pleinement leur rôle en exigeant que les anciens combattants, qui ont déjà tant donné, ne soient pas sacrifiés sur l'autel de la crise financière.

Le simple maintien du budget à son niveau de 2010, permettrait de satisfaire de nombreuses revendications, parmi lesquelles :         

    La revalorisation de 3 points d'indice de la retraite du combattant en 2011, 2 points en 2012, afin de parvenir à l'indice 48 en fin de législature,
    L'attribution de la carte du combattant aux militaires arrivés en Algérie avant le 2 juillet 1962 et justifiant de 120 jours de présence,
    Un niveau minimal de ressources assuré par l'Allocation différentielle de Solidarité en faveur des conjoints survivants les plus démunis, au seuil de pauvreté français et son extension aux anciens combattants eux-mêmes,
    Une juste indexation des pensions militaires d'invalidité, qui ne devrait pas être inférieure à celle du coût de la vie. L'indice INSEE des traitements bruts de la fonction publique ne prenant pas en compte les primes, la perte du pouvoir d'achat des pensions est de l'ordre de 7% ces dernières années.
    L'octroi des bonifications de campagne a égalité de droits entre combattants de tous les conflits, dont le décret du 29 juillet 2010, pratiquement inopérant, ne satisfait pas les intéressés,
    Le relèvement du plafond de la rente mutualiste du combattant de l'indice 125 à l'indice 130 pour achever le rattrapage,
    La mise en œuvre de la Loi prévoyant la réparation des conséquences sanitaires des essais nucléaires français,
    La pérennisation de l'Office national des anciens combattants, de ses établissements et de ses services départementaux de proximité avec les moyens humains, matériels et financiers, en particulier les emplois mémoire, nécessaires à leur bon fonctionnement.

      Décision sans conséquence budgétaire, la FNACA réaffirme avec force qu'elle entend obtenir enfin la reconnaissance officielle de la date anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962, voulu par le général De Gaulle, président de la République de l'époque et approuvé par 90,7 % des Français au référendum du 8 avril 1962, comme journée nationale du souvenir et du recueillement pour la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie. Ils décident de le faire savoir au président de la République sous la forme d'une lettre ouverte qui sera publiée dans la presse nationale.
Ils réitèrent leur exigence de ne voir figurer sur le Mémorial national de la guerre d'Algérie du quai Branly que les noms des seuls militaires et supplétifs morts pour la France en Algérie, Maroc et Tunisie.
Les deux mille délégués et observateurs, représentant plus de 4000 comités de la FNACA, rassemblés à Dijon confirment leur opposition à la date du 5 décembre, sans aucune signification historique, et proclament leur indéfectible attachement à la commémoration du 19 mars !
Constatant qu'elle a été écartée de la mise en place de la Fondation pour la Mémoire de la guerre d'Algérie, la FNACA exprime les plus expresses réserves sur sa représentativité et suivra avec la plus grande vigilance le déroulement de ses travaux.

Fait à Dijon, le 10 octobre 2010

Recevez, Monsieur le Président de la République, les respectueuses salutations des anciens combattants qui essaient, depuis toujours, de travailler pour la Paix entre les peuples.

 

Wladyslas MAREK
Président National

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