COMMUNIQUÉ DE LA FNACA

Le Bureau National de la FNACA, réuni à Paris le 1er décembre 2010, a examiné la situation des anciens combattants en Afrique du Nord après la nomination de M. Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, dans le nouveau gouvernement Fillon.

Il se réjouit du départ de M. Hubert Falco, dont le bref passage rue de Bellechasse n'aura pas fait progresser la cause combattante, et demande avec force que le ministre de la Défense soit assisté, comme ses prédécesseurs, d'un secrétaire d'Etat chargé de la gestion du budget autonome des anciens combattants, selon l'engagement pris par le candidat Nicolas Sarkozy en avril 2007.

La FNACA déplore la baisse de près de 4 % des crédits consacrés aux anciens combattants et condamne les manœuvres gouvernementales qui ont eu lieu pendant la discussion à l'Assemblée nationale, où des amendements avaient été adoptés en première lecture, puis rejetés sur injonction du ministre du budget, dévalorisant ainsi gravement le rôle du Parlement avec la complicité des élus qui sont revenus sur leur vote initial.

Le Bureau National de la FNACA constate ainsi, avec amertume
              - que le montant de l'allocation différentielle de solidarité en faveur des conjoints survivants de 817 euros mensuels n'atteindra pas le seuil de 887 euros, voté le 10 novembre 2010,
              - que l'indice de la retraite du combattant ne sera pas revalorisé de 43 à 45 points en 2011,
              - que la carte du combattant ne sera pas attribuée pour toute présence de 120 jours en Algérie commencée avant le 2 juillet 1962,
             - que le bénéfice de la campagne double restera inapplicable en raison des règles extravagantes imposées par le précédent secrétaire d'Etat.

           Au nom des 353 831 anciens combattants en Afrique du Nord qu'il représente, le Bureau National de la FNACA exige que le Mémorial national du quai Branly à Paris, dédié aux « Morts pour la France » en Afrique du Nord, retrouve sa destination d'origine.

Il réitère enfin son opposition résolue à la date arbitraire et fantaisiste du 5 décembre pour l'hommage qui doit être rendu aux victimes de la guerre d'Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie, renouvelant ainsi son attachement à la date du 19 mars 1962, cessez-le-feu officiel de la guerre d'Algérie, approuvé par 90,7% des Français au référendum du 8 avril 1962, organisé à l'initiative du général de Gaulle.

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