COMMUNIQUÉ DU COMITÉ NATIONAL

Le Comité National de la FNACA, (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) s'est réuni à Paris les 5 et 6 mai 2010.

Il y aura bientôt 50 ans que la guerre d'Algérie s'est achevée et si la plupart des droits des anciens combattants ont été laborieusement reconnus, il reste encore trop de problèmes en suspens pour que l'Etat se soit acquitté de sa dette à l'égard de la troisième génération du feu.

Compte tenu de la disparition progressive des bénéficiaires, le comité national exige que l'augmentation de trois points d'indice de la retraite du combattant envisagée en 2011, soit applicable au 1er janvier et non au 1er juillet.

La FNACA enjoint le gouvernement d'accélérer la procédure d'attribution des bonifications de campagne, conformément à la décision du Conseil d'Etat en date du 17 mars 2010.

Prenant acte de la modeste revalorisation de l'allocation différentielle de solidarité en faveur des conjoints survivants, de 800 à 817 euros, le Comité National réaffirme sa volonté de voir cette allocation portée au niveau du seuil de pauvreté français, soit 908 euros mensuels et demande qu'on examine le cas des anciens combattants en situation particulièrement précaire.

Dans le domaine de la Mémoire, la FNACA se félicite du succès des cérémonies du 48e anniversaire du Cessez-le-feu du 19 mars 1962, en dépit des pressions de toutes sortes, émanant de groupuscules extrémistes encouragés par les déclarations du secrétaire d'Etat aux anciens combattants.

La FNACA remercie les maires de France qui sont restés fidèles à leurs engagements dans ce domaine, parfaitement en phase avec les 90,7% de Français qui approuvèrent le cessez-le-feu du 19 mars au référendum du 8 avril 1962.

Le comité national de la FNACA approuve sans réserve le contenu de la lettre ouverte adressée au président de la République par neuf associations, demandant que le Mémorial national du quai Branly retrouve sa vocation d'origine, en hommage aux seuls militaires et supplétifs « morts pour la France » en Afrique du Nord.

Il demande au chef de l'Etat de mettre un terme au désordre mémoriel qui sévit actuellement et de se détourner de la voie du déshonneur que constitue tout soutien implicite aux anciens activistes.

Deux ans avant le grand rendez-vous du cinquantenaire de la fin de la guerre d'Algérie, toute transgression de la vérité historique est préjudiciable à la réconciliation des mémoires, dont le secrétaire d'État à la Défense et aux anciens combattants prétend vouloir faire la priorité de son action.

Paris, le 6 Mai 2010

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